Sandy sème le deuil et la destruction

Une tempête sème à nouveau le deuil en Haïti. A Grand-Goâve, une mère et ses quatre enfants ont péri dans l’effondrement de leur maison. A Carrefour, un homme est mort dans les mêmes circonstances. A Fonds-Verrettes, un autre, handicapé, s’est noyé dans l’inondation de son logement. Au total et à ce jour, 54 personnes ont perdu la vie et 21 sont portées disparues, selon la Protection civile haïtienne. L’office de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies estime également que 15 000 à 20 000 foyers ont été complètement détruits, endommagés ou inondés. Et l’on craint que ce bilan dramatique ne s’alourdisse encore. Il y a tout juste deux mois, Isaac, déjà, avait provoqué 24 décès, 3 disparitions et la destruction de plus d’un millier de foyers. Mososah tient à présenter ses condoléances à toutes les familles endeuillées.

Les deux perturbations sont pourtant passées au large d’Haïti. Que se serait-il produit si le pays s’était trouvé en plein cœur de leur trajectoire ? Qu’attend l’Etat pour protéger réellement ses citoyens ? Car ces destructions sont incontestablement le résultat de la dégradation continue de l’environnement haïtien, d’une urbanisation incontrôlée et de l’absence d’encadrement du secteur de la construction.

Depuis le 12 janvier 2010, Mososah milite pour qu’une réelle politique de l’habitat soit mise en place en Haïti. Près de 3 ans après cette catastrophe, et alors que chaque année tempêtes tropicales et cyclones se succèdent, beaucoup trop d’Haïtiens sont encore victimes du mal-logement qu’ils survivent sous des tentes, dans des bidonvilles, des abris temporaires ou toute zone à risque. Cette situation a des conséquences sur leur santé, leur sécurité physique, l’éducation des enfants, la dignité des familles.

L’Etat doit se mobiliser sur cette problématique. Il ne suffit pas de préparer des abris d’urgence et de distribuer des kits ou des aides alimentaires une fois la catastrophe passée. Mososah en appelle à l’administration publique, au Gouvernement, aux élus. Tous doivent concentrer leurs forces afin d’élaborer un plan d’aménagement du territoire incluant un plan national de logement. Enfin, le reboisement et la préservation de l’environnement, qui permettront de réduire considérablement l’impact des intempéries, doivent figurer au premier rang des priorités.

Ensemble, concilions nos efforts afin de rendre Haïti plus forte, plus à même de faire face à toutes les catastrophes naturelles à venir.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à contacter Mososah au (509) 3799-5053 ou à l’adresse : mososah@gmail.com.

Sauvés pour servir, Ansan’m nap konstwi yon lòt Ayiti

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